carnet de route de geraldine danon

   Le carnet de bord de Géraldine

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8 mai : Fin de l'expédition Océan Indien

Quelques jours passés dans les Sundarbans, à profiter de la douceur de vivre qui règne en ces lieux protégés par une belle mangrove qui ondule au gré du vent. Nous pénétrons dans les rivières, jubilons devant la beauté des bateaux en construction. « C’est la plus grande flotte au monde ! Quelle beauté ces bateaux ! » s’exclament le capitaine. Nous sommes dans le chantier de Patarghata au cœur des Bouches du Tigre. On se croirait plongé au siècle dernier, le temps est suspendu sur cette paisible rivière, au milieu de ces embarcations en bois, aux lignes épurées.

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4 mai Sundarbans. Les bouches du Gange

Le Bangladesh est construit de Limon, d’une épaisseur de plusieurs centaines de mètres. C’est un véritable radeau de limon. Ce limon apporte sa richesse, sa fertilité, aux terres, le pays était autrefois le grand grenier à riz de l’Asie. Pendant la traversée qui nous mène aux Sundarbans nous récoltons un seau d’eau que nous laissons au soleil pour montrer aux enfants ce limon qui donne à l’eau sa couleur saumâtre.

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1 er mai : Chittagong

Quelques jours au port, à régler la paperasse mais avec l’autorisation de quitter le bord même si trois hommes nous gardent nuit et jour. Un camion d’eau nous livre 2000 litres d’eau et la douche dont nous avons été privé pendant plus d’une semaine, a des saveurs de paradis. Yves Marre nous sert de guide et nous mène jusqu’à Bhatiari, dans le nord de Chittagong, où se trouve un cimetière à bateaux.  Nous traversons un bidonville de pêcheurs Hindous pour rejoindre la barque qui nous mène sur les lieux. Ils ont récupéré les chaloupes de survie des cargos à la casse, qui leurs servent de bateaux de pêche. Les enfants nous suivent, surpris de voir une famille d’étrangers les visiter.

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27 avril : Chittagong

Nous sommes arrivés à Chittagong, Bangladesh, après une rude semaine de traversée au près serré, à tirer des bords contre le vent avec une mer désordonnée qui nous a malmenés. Une des pires traversées que nous ayons eu à endurer à ce jour, sans eau douce, avec une chaleur épouvantable, un groupe qui ne fonctionne plus, des heures dans la salle moteur à tenter de réparer la pompe à fuel, des batteries mortes qui nous oblige à faire tourner le moteur en permanence pour recharger, du bruit nuit et jour pour parfaire ce tableau sympathique. Arrivés hier, à la tombée de la nuit on nous demande d’attendre au mouillage à l’entrée de la rivière, un fort courant de plus de quatre nœuds rend le mouillage difficile d’autant que nous avons une ancre de dépannage, vu qu’une pièce du guindeau nous a lâchée et que nous ne pouvons plus de ce fait, utiliser l’ancre principale, la deuxième que l’on appelle ancre de miséricorde nous a également abandonnée en Birmanie dans le port de Kawthoung. 

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23 avril. En mer. Rude Traversée vers le Bangladesh

Après ces quelques jours enchantés passés dans les iles Mergui, nous sommes contraints de rebrousser chemin afin de revenir vers Kawthoung, à la frontière avec la Thaïlande pour effectuer les formalités de sortie avant de filer vers le Bangladesh. Fleur Australe est fatiguée, le dessalinisateur ne marche pas et n’aurons pas d’eau pendant la traversée, le guindeau ne fonctionne plus, une pièce s’est cassée et nous avons du condamner l’ancre principale et sortir l’ancre de miséricorde qu’il faut désormais remonter à la main. Quant au moteur il semble qu’il y ait un problème avec la pompe ou l’injecteur et le fuel passe dans le carter d’huile ce qui oblige le capitaine à passer de longues heures dans la salle machine pour tenter de réparer, une véritable fournaise, dont il ressort en eau et cramoisi.

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Les iles Birmanes

Les iles Mergui, un chapelet d’iles le long de la côte du Myanmar (la Birmanie) qui s’étendent sur environ 250 milles nautique, elles sont au nombre de 800. Petites ou grandes, elles regorgent de jolies baies et de plages au sable blanc et fin.

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6 avril : Aux Indes

Nous sommes aux Indes. Marco Polo est venu en Asie par la terre et rapporte avec lui des épices qui vont enchanter le palais des Princes. Le peuple tout entier, raffole de ces condiments et découvre qu’une nourriture, autrefois insipide, peut être transformée en succulent met aux arômes subtiles qui excite les papilles. 

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